[XV Actu] Une 4ᵉ journée riche en rebondissements et confirmations dans le Top 14
Stade français 28 – 7 Bordeaux-Bègles
Le Stade français a dominé son duel face à l’Union Bordeaux-Bègles pour s’imposer 28 à 7, mettant fin à une série de trois défaites consécutives contre ce rival. Dès l’entame, Paris a pris le contrôle du match : ils imposent leur jeu de conquête, profitent des fautes adverses et parviennent à poser une pression permanente dans les 22 m bordelais. En première mi-temps, les Parisiens ont inscrit plusieurs pénalités pour creuser l’écart. L’UBB a souffert d’une indiscipline galopante, multipliant les fautes devant leurs rucks et dans la mêlée, ce qui leur coûte cher dans l’occupation du terrain et le rythme du match.
Après la pause, Bordeaux-Bègles tente de relancer la machine mais bute sur la solidité défensive parisienne. Le Stade français contrôle les temps forts, ralentit les prises d’initiative bordelaises et empêche les Girondins de se projeter. Malgré quelques incursions, l’UBB ne parvient jamais à casser la ligne et reste à distance. Les Parisiens gèrent jusqu’au bout, scellant une victoire méritée. Ce succès leur donne des motifs d’espoir pour la suite de la saison et leur permet de respirer dans un début de championnat difficile. Pour l’UBB, c’est une alerte : le jeu doit être plus discipliné et les relais mieux organisés pour entrer dans le top du championnat.
Racing 92 43 – 31 ASM Clermont
Le Racing 92 a pris le dessus sur Clermont dans un match spectaculaire, remporté 43 à 31, au terme d’un duel où l’attaque l’a emporté sur la défense. Les Ciel et Blanc ont démarré pied au plancher, inscrivant des points rapidement pour mettre la pression. Le centre Josh Tuisova a pesé dans les premiers actes, permettant au Racing de creuser un léger écart. Clermont a répliqué avec un essai de Baptiste Jauneau, issu d’une percée, mais a vu ses forces limitées lorsqu’un joueur est sanctionné à la 18ᵉ minute, obligeant l’équipe à jouer à quatorze durant un temps fort.
Même en infériorité, les Parisiens ne rompent pas et trouvent des relais pour maintenir la cadence. En seconde période, l’intensité du match monte : les deux équipes alternent les temps forts, les choix audacieux et les contres. Clermont s’appuie sur sa puissance collective pour revenir dans la partie, mais le Racing a su profiter des espaces et user ses adversaires, notamment via des courses extérieures et des substitutions fraîches. La gestion du banc a été un des facteurs clés. En fin de match, malgré une tentative clermontoise de renversement, le Racing parvient à préserver son avance et à valider une victoire convaincante. Ce succès renforce la confiance des Franciliens et les installe comme candidat sérieux dans la lutte au haut du classement. Clermont, lui, devra corriger ses coups de moins bien et sa discipline lorsqu’il est poussé.
Section paloise 40 – 15 Lyon (LOU)
La Section paloise a réalisé un exploit en dominant le LOU 40 à 15, infligeant à Lyon sa première défaite de la saison. Les Palois, bien en place et bien soutenus par leur public au Hameau, ont su profiter d’une supériorité numérique (carton dans le rang adverse) pour faire basculer la partie. Dès le premier acte, le LOU tente de poser sa domination par le jeu au pied et les phases d’attaque, mais manque de tranchant face à une défense paloise solide. Au fil des minutes, l’écart se creuse grâce à des lignes d’attaque mieux coordonnées, des combinaisons bien senties et des relances efficaces.
Après la pause, Pau accentue encore la pression. Les avants poussent, les troisièmes lignes font le travail au contact, et la défense lyonnaise se fissure. Les Palois inscrivent plusieurs essais pour concrétiser leur domination. Le bonus offensif est acquis avant la fin, signe d’une véritable maîtrise. Ce succès renforce le moral béarnais : ils montrent qu’ils peuvent rivaliser avec les gros du Top 14 quand tous les voyants sont au vert. Pour Lyon, c’est un coup d’arrêt : le collectif doit se remettre en question, notamment dans la cohésion des lignes arrières et la capacité à résister quand l’adversaire monte en puissance.
Stade rochelais 31 – 8 Perpignan
La Rochelle s’est imposé 31 à 8 face à Perpignan, en s’appuyant sur une domination territoriale et une défense rigoureuse. Les Maritimes ont bien contenu les velléités catalanes, empêchant les incursions dans leur camp et verrouillant les zones de danger. En attaque, La Rochelle a su alterner phases puissante et jeu de passes rapides, ce qui a surpris la défense perpignanaise. Les essais marqués venaient souvent après des séquences bien construites, récompensant une bonne circulation et des enchaînements entre les lignes.
Perpignan, de son côté, a cherché à jouer le contre, à surprendre sur les relances ou les coups de pied. Mais face à une équipe rochelaise disciplinée et organisée, les Catalans n’ont pas pu concrétiser. Le manque d’occupation, les approximations dans les transmissions et quelques fautes défensives les ont pénalisés. Le score est large, mais il reflète la maîtrise mise en œuvre par La Rochelle. Pour Perpignan, l’heure est à la remise en cause : l’équipe doit retrouver du répondant collectif, plus de cohésion et une meilleure gestion dans les moments clés.
Montpellier 22 – 22 Montauban
Montpellier et Montauban se sont séparés sur un match nul spectaculaire, 22 à 22, dans un duel intense et indécis jusqu’à la fin. Le match a été très équilibré, les deux équipes alternant phases d’attaque et défensives. Montauban, promu, s’accroche avec courage contre un adversaire supérieur sur le papier. Les Héraultais ont appliqué leur jeu structuré, usant des combinaisons rapides autour de la ligne pour tenter de faire la différence. Montauban a réagi par des contres, des relances incisives et une bonne activité des avants dans les rucks.
La tension monte dans le second acte : Montpellier tente de prendre le large, mais Montauban revient à chaque fois, alimenté par une solidarité collective et une belle vaillance. Les dernières minutes sont haletantes : Montpellier pousse, cherche l’essai, mais bute sur une défense montalbanaise héroïque. Finalement, le score reste d’égalité, récompensant l’abnégation du promu. Ce point pris à l’extérieur est précieux pour Montauban dans la quête du maintien. Pour Montpellier, on peut parler de frustration : l’équipe devra être plus réaliste et incisive face aux adversaires de même rang.
Toulouse 59 – 12 Castres
Le Stade toulousain a étalé sa supériorité face à Castres, l’emportant 59 à 12 dans un récital offensif. Dès les premières minutes, les Rouge et Noir mettent la pression. Castres ouvre néanmoins le score par Pierre Popelin à la 2ᵉ minute, puis prend un temps d’avance (6-0) grâce à ses choix au pied. Mais Toulouse réagit rapidement : Brennan inscrit l’essai, puis Cramont marque un doublé avant la pause, donnant l’avantage (19-12) à son équipe. Ramos transforme avec précision.
La seconde période est une démonstration. Toulouse accélère, Castres ploie sous les vagues successives : Ntamack inscrit deux essais rapprochés (44ᵉ, 48ᵉ), Lebel marque en bout de ligne, Barassi ajoute le sien après une belle action collective. Castres, réduit à 14 après le carton de Chabouni, n’a plus les ressources pour résister. Ahki signe un essai (76ᵉ), puis Lebel conclut un doublé en toute fin. Le Stade toulousain contrôle de A à Z, ne relâche rien et assume son rang. Cette victoire renforce leur candidature au haut du classement et impose une mise en garde aux autres prétendants : le collectif toulousain, quand il est en rythme, est redoutable. Pour Castres, c’est une claque : l’équipe devra travailler sa discipline, sa résilience et sa capacité à tenir physiquement sur la durée.
Bayonne 35 – 32 Toulon
Pour conclure cette 4ᵉ journée, l’Aviron bayonnais a arraché une victoire de prestige face à Toulon (35-32), grâce notamment à un drop libérateur de Joris Segonds dans les ultimes minutes. Le match a été d’une intensité rare. Bayonne a bien débuté, affichant de la combativité, du rythme et une défense agressive. Toulon a réagi, alternant jeu de mouvement et phases d’occupation, cherchant à imposer sa puissance.
La mi-temps arrive avec un score serré. En seconde période, les deux équipes se rendent coup pour coup : chaque relance est dangereuse, chaque mêlée serrée. Bayonne pousse, a des temps forts, mais Toulon ne lâche rien. Le match bascule à la toute fin : Bayonne obtient une position favorable, Segonds prépare le coup, se dégage et réussit un drop magistral à une minute de la sirène. Le stade explose, l’Aviron remporte un succès spectaculaire et précieux. Toulon, lui, quitte le terrain dépité : le potentiel est là, mais la finition et les décisions dans les moments clés coûtent cher.
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